Exposition à Montbazin (34)

Chapelle Saint Pierre

Du 29 juin au 11 juillet 2021

 

Il vous faut la chercher, cette Chapelle Saint Pierre, dans le beau village perché de Montbazin car elle se situe tout au bout d'une impasse.

De plus, vous devrez faire un effort pour la reconnaître.

Elle ne présente pas l'aspect d'une église romane telle que toutes celles que vous avez visitées. Elle est comme emprisonnée dans une gigantesque façade fortifiée, intégrée à un dispositif défensif.

Vous découvrez aussi une ouverture plus ou moins empierrée qui, vous dit-on, passe sous le choeur et servait autrefois d'accès au château.

L'extérieur surprend mais ne ravit pas.

Alors, vous entrez.

Stupéfaction, choc esthétique, harmonie des lignes, beauté de la pierre.

Et vous restez là, ébahis,

les yeux cherchant à s'habituer à la hauteur vertigineuse des voûtes.

Vous vous asseyez pour admirer l'effet inattendu des peintures de Christine que les murs clairs portent si bien.

Attachons-nous maintenant aux éléments décoratifs.

Le plus frappant est la présence de fresques romanes dans l'abside.

Au centre, le Christ pantocrator inscrit dans une mandorle se devine difficilement.

Les textes le décrivent et des personnes de la commune se souviennent l'avoir vu en meilleur état.

Les 6 apôtres à gauche sont magnifiques, grands, vêtus d'amples tuniques, leurs longues mains montrant le christ.

Certains chercheurs y voient les caractéristique des icônes bizantines.

A droite, il ne reste qu'un apôtre car, au 15° siècle, un besoin de lumière a fait percer une fenêtre.

Chaque époque a ses principes.

Nous aurions, certes, préféré voir les 6 apôtres !

Nous avons placé, sous la garde des personnages bibliques,

les plus grands pastels secs réalisés par Christine.

Un détail amusant, une étrange correspondance.

Sous la litre funéraire et le blason de la famille De la Vergne

(Seigneurs de Montbazin du 15 au 18 ° siècles),

un tableau de Christine présente, d'une façon assez figurative,

les visages de princes d'autrefois, richement  vêtus et parés,

drapés dans leur noblesse.

Sans doute pour rompre avec la verticalité, nous décidons de présenter

des croquis de danseurs et des feuilles d'arbres peintes,

horizontalement, sur des tables.

Je remercie bien sincèrement toutes les personnes qui m'ont accueillie et aidée à réaliser cette belle exposition,

dans un lieu admirable, riche de son histoire.

Accrochage, décrochage, garde, vernissage se sont déroulés dans la gentillesse, la bonne humeur

et le sourire de l'amitié.

Marie-Claude Busso. Juillet 2021.

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© Marie Claude Busso